02/06/2006

La Séance culte

"Forgotten Silver" de Peter Jackson

"Spinal Tap" de Rob Reiner

 

Le Samedi 10 juin à 10h30 à "L'Espace Saint-Michel" (M° Saint-Michel)

 

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« Forgotten Silver » de Peter Jackson

(Nouvelle-Zélande/1996/55’)

La vie et l’œuvre de Colin McKenzie, cinéaste néo-zélandais génial et précurseur, aujourd’hui oublié de tous. Pourtant, on lui doit tout : la pellicule, la couleur, le son, le gros plan, le travelling et même le blockbuster. Et cela bien avant les Méliès, Griffith et autres frères Lumière.

 

« Spinal Tap » de Rob Reiner

(Etats-Unis/1984/80’)

Début des années 80. Les Spinal Tap, le groupe « le plus bruyant de toute l’Angleterre », sont au sommet de leur gloire. Un homme les a suivi avec sa caméra lors de leur tournée américaine. Splendeur et décadence d’un groupe de heavy metal.

 

Documentaires, docu-menteurs, cultes et hilarants.

 

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Espace Saint-Michel – 7, place Saint-Michel – 75005 Paris

M° Saint-Michel

Tarifs : 3 € (adhérents Ciné7) et 4 €

 

30/05/2006

L'Evaporation d'un homme

Nous sommes bien tristes d'apprendre que le réalisateur Shoei Imamura, qui avait remporté deux fois la palme d'or à Cannes, est mort aujourd'hui, le 30 mai 2006, à l'âge de 79 ans.

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13/05/2006

L'Evaporation de l'homme

de Shoei Imamura

(Japon/1967/130')

 

Le Samedi 27 mai à 10h40 à L'Espace Saint-Michel

 

Un homme a disparu. Sa fiancée part, avec une équipe de tournage, à la rencontre de ses proches et des dernières personnes à l'avoir vu. Elle découvre peu à peu une vie dont elle ignorait tout, alors même qu'elle la côtoyait. Mystères d'une « évaporation » et des rumeurs auxquelles elle laisse libre cours.

 

« Avec ce très beau documentaire méconnu, Imamura opère par l’évaporation d’un genre, le cinéma-vérité, la révélation de la nature essentiellement fictionnelle de son véritable sujet, le cinéma. » (Monique Pujol, Cinéfeuille)

 

 

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Espace Saint-Michel – 7, place Saint-Michel – 75005 Paris

M° Saint-Michel

Tarifs : 3 € (adhérents Ciné7) et 4 €

 

12/05/2006

Misère...

Suite à des changements de programmation et à un petit embrouillamini dans notre communication interne, deux films d'Arnaud des Pallières ont été annoncé pour la prochaine séance du Ciné-club Le Miroir dans le Pariscope et L'Officiel des spectacles.

 

Or, ce sera bien le film de Peter Watkins, "Force de frappe" ("Evening Land") qui sera projeté le samedi 13 mai à 11h à L'Espace Saint-Michel.

 

Nous nous excusons auprès de L'Espace Saint-Michel et du public de cette grossière erreur. 

30/04/2006

"Force de frappe" de Peter Watkins

(Danemark/1976/110')

 

Le Samedi 13 mai 2006 à 11h à "L'Espace Saint-Michel" (M° Saint-Michel)

 

La construction de sous-marins nucléaires destinés à la marine française déclenche une grève dans un chantier naval danois. Au même moment, une réunion des ministres du Marché Commun à Copenhague est perturbée par une manifestation de soutien aux grévistes. La révolte gronde et la répression policière se met en place.

 

« J’ai fait [mes films], avec l’envie de construire quelque chose de plus en plus complexe pour le public : utiliser la fiction pour avoir un impact, mais construire en même temps un processus schizophrène (…) je montre que je triche. Je crois beaucoup à cette alchimie. Elle peut être dangereuse, mais moins que celle de la télévision où l’on ne possède pas du tout les codes contradictoires. » (Peter Watkins)

 

Quelques infos sur le site du festival international du film de La Rochelle : http://www.festival-larochelle.org/fr/categorie.a...

 

Le site de "Rebond pour la commune", association de soutien à la diffusion et à la promotion des films de Peter Watkins : http://www.lerebond.org/

 

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Espace Saint-Michel – 7, place Saint-Michel – 75005 Paris

M° Saint-Michel

Tarifs : 3 € (adhérents Ciné7) et 4 €

 

21/04/2006

"Néoréalismes"

!!! Attention changement de programme !!!

 

"Parabole d'or" et "Paysans de la mer" de Vittorio de Seta

"Umberto D." de Vittorio de Sica

 

Le Samedi 29 avril à 11h à "L'Espace Saint-Michel" (M° Saint-Michel)

 

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« Parabole d’or » et « Paysans de la mer » de Vittorio De Seta (Italie/1955/9’ et 11’)

Tournant le dos au folklore, à l’anecdote, au décoratif - qui caractérisent alors le néoréalisme finissant, De Seta, documentariste, filme (en cinémascope et en technicolor !) les corps au travail, comme autant d’apparitions portant la trace d’une culture paysanne immémoriale et universelle.

 

 

« Umberto D. » de Vittorio de Sica (Italie/1951/91’)

Umberto Domenico Ferrari ne peut plus subvenir à ses besoins. La retraite que lui alloue l'Etat après une dure vie de labeur est misérable. Révolté mais lucide, il parcourt la ville, à la recherche d'un peu d'aide pour affronter le total dénuement, moral et matériel, dans lequel il se trouve. Considéré comme un des chefs d'œuvre du néoralisme, « Umberto D . » était aussi le film favori de son auteur. Une œuvre sublime, applaudie à sa sortie, qui provoqua pourtant la colère du ministre de la culture italienne Andreotti contre le mouvement néoréaliste et sa volonté de montrer la vérité.

 

 

 

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Espace Saint-Michel – 7, place Saint-Michel – 75005 Paris

M° Saint-Michel

Tarifs : 3 € (adhérents Ciné7) et 4 €

 

 

09/04/2006

"La ville c'est la fiction"

« Lettre à Freddy Buache » de Jean-Luc Godard

« A Valparaiso » de Joris Ivens

« Enterring Indifference » de Vincent Dieutre

 

 

Le Samedi 15 avril à 11h à "L'Espace Saint-Michel" (M° Saint-Michel)

 

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« Lettre à Freddy Buache » de Jean-Luc Godard (Suisse/1984/11’)

Lausanne : « un plan vert, un plan bleu, et comment ça passe du vert au bleu, avec du gris comme intermédiaire. » (Jean-Luc Godard)

 

« A Valparaiso » de Joris Ivens (France/1962/34’)

« Valparaiso est une ville extraordinaire... Une ville qui a tout connu : les Espagnols, l'incendie, le tremblement de terre, les pirates, la tempête, tout. » (Joris Ivens)

 

« Entering Indifference » de Vincent Dieutre (France/2001/28’)

Lettre de Chicago : « Là-bas, tout ce qui mine notre quotidien s’exacerbe ; amourette, neige et oubli, ma lettre est la chronique de cet "hiver de l’amour", le relevé instable de ce gel du réel. Bienvenue dans l’indifférence. » (Vincent Dieutre)

 

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20/03/2006

Le Septième continent de Michael Haneke

(Autriche/1989/104'/Int. - 16 ans)

 

Le Samedi 1er avril 2006 à 11h à "L'Espace Saint-Michel" (M° Saint-Michel)

 

Georg, Anna et leur fille Eva vivent dans un monde glacé par la réussite sociale et la monotonie. Réalisant combien leur vie est triste et solitaire, ils décident de rompre brutalement avec leur quotidien.  

 

« Le cinéma est un art de la manipulation, il ne faut jamais l'oublier quand on fait des films ou quand on en voit. Et pas seulement les films de propagande du IIIe Reich ou ceux de Hollywood aujourd'hui. J'ai toujours voulu que les miens suggèrent un doute quant à la réalité de ce qu'ils montrent. Pour alerter le spectateur, pour susciter sa vigilance. » (Michael Haneke)

 

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Espace Saint-Michel – 7, place Saint-Michel – 75005 Paris

M° Saint-Michel

Tarifs : 3 € (adhérents Ciné7) et 4 €

 

 

04/03/2006

"Autofictions"

« Mort à Vignole » d’Olivier Smolders

« Mémoires d’un juif tropical » de Joseph Morder

 

Le Samedi 18 mars à 11h à "L'Espace Saint-Michel" (M° Saint-Michel)

 

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« Mort à Vignole » d’Olivier Smolders (Belgique/1998/25’)

 

À l'occasion d'un film de famille tourné à Venise, le cinéaste interroge la façon dont les images familiales interviennent dans les histoires d'amour et de mort.

 

" Il eût sans doute été préférable que ce film restât sans paroles. Il nous aurait alors laissés seuls, dans le silence si particulier qui traverse les images lorsqu'on les abandonne à leurs propres histoires. Car il arrive alors qu'elles nous parlent de la mort avec une tendresse que les mots n'atteindraient pas. " (Olivier Smolders)

 

« Il y a peu de différences entre le cinéma de fiction et le cinéma du réel. L’un comme l’autre travaillent la part de l’ombre, les jeux de masques, les reflets des miroirs. » (Olivier Smolders)

 

Le site d'Olivier Smolders : http://www.smolderscarabee.be/oli_bio.htm

 

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« Mémoires d’un juif tropical » de Joseph Morder (France/1986 /79’)

 

Dérive sensuelle et existentielle d'un personnage resté seul à Paris, pendant l'été, qui peu à peu replonge dans son enfance.

 

« Moi, j'aime à dire que mon Journal c'est ma vraie fiction et que ma fiction, c'est mon vrai journal. Il n'y a pas de frontières. Bien qu'il me faille en passer par des masques, certains mensonges. « Mémoires d’un juif tropical » est construit comme un journal, mais c'est une fiction. » (Joseph Morder)

 

"Les films de Morder sont une série de longues lettres qu'il s'adresse et qu'il nous adresse. Entrés dans cette correspondance tranquille (et courageusement impudique parfois), nous avons peine à en sortir. Nous sommes captivés par lui et cependant un peu plus près de nous-mêmes. Car il nous donne l'envie d'en faire autant. Mais c'est un peu tard ! Lui seul a su commencer à temps." (Dominique Noguez)

 

"L'ombre de Peter Pan",
l’autoportrait de Joseph Morder :

 

Coup de pouce : "El Cantor" de Joseph Morder. Sortie en salle le 15 mars : http://www.shellac-altern.org/elcantor.html

 

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Espace Saint-Michel – 7, place Saint-Michel – 75005 Paris

M° Saint-Michel

Tarifs : 3 € (adhérents Ciné7) et 4 €

 

27/02/2006

La Pyramide humaine de Jean Rouch

(France/1959/80’)

 

Le Samedi 04 mars 2006 à 11h à "L'Espace Saint-Michel" (M° Saint-Michel)

 

L’arrivée d’une nouvelle élève, Nadine, est le point de départ d’une analyse des relations interraciales au lycée d’Abidjan. Réunis par Jean Rouch, les élèves interprètent leur propre personnage dans une « fiction » qui met à nu les relations amicales et sentimentales entre blancs et noirs. « La Pyramide humaine » ou comment dessiller le regard.

 

« Quand je revois le film, je sais que l'on jouait avec le feu tout le temps. Car ce que les acteurs disaient était vrai. Ils étaient racistes. Nous avons sorti La Pyramide humaine comme un film anti-raciste : il a été distingué comme tel. Mais au départ c'était juste une espèce de comédie singulière… » (Jean Rouch)

 

" Pour moi, cinéaste et ethnographe, il n’y a pratiquement aucune frontière entre le film documentaire et le film de fiction. Le cinéma, art du double est déjà le passage du monde du réel au monde de l’imaginaire, et l’ethnographie, science des systèmes de la pensée des autres est une traversée permanente d’un univers conceptuel à un autre, gymnastique acrobatique où perdre pied est le moindre des risques. Déjà dans le tournage d’un rituel (par exemple : une danse de possession chez les Songhay ou des funérailles chez les Dogons) le cinéaste découvre une mise en scène complexe et spontanée dont il ignore la plupart du temps qui est le maître d’œuvre ; est-ce le prêtre assis sur son fauteuil, est-ce ce musicien nonchalant, est-ce le premier danseur au fusil ? Mais il n’a pas le temps de chercher ce guide indispensable s’il veut enregistrer le spectacle qui commence à se dérouler et qui ne s’arrêtera plus, comme animé de son propre mouvement perpétuel. Alors le cinéaste « met en scène cette réalité », improvise ses cadrages, ses mouvements ou ses temps de tournage, choix subjectif dont la seule clé est son inspiration personnelle. Et, sans doute, le chef d’œuvre est atteint quand cette inspiration de l’observateur est à l’unisson de l’inspiration collective qu’il observe. Mais cela est si rare, cela demande une telle connivence, que je ne peux la comparer qu’à ces moments exceptionnels d’une jam session entre le piano de Duke Ellington et la trompette de Louis Amstrong, où les rencontres fulgurantes d’inconnues dont André Breton nous fit parfois le compte-rendu." (Jean Rouch) 

 

" La seule manière possible pour moi d’aborder la fiction, c’est de la traiter comme je pense savoir traiter la réalité. Ma règle d’or est le « take one », une seule prise de vue par plan, et le tournage dans l’ordre de l’histoire. L’inspiration alors change de camp, ce n’est plus au cinéaste seul d’improviser ces cadrages et ces mouvements, c’est aussi aux acteurs qui inventent une action qu’ils ne connaissent pas encore, des dialogues qui naissent de la réplique précédente. C’est dire si le climat, l’humeur et les caprices de ce petit diable capricieux que j’appelle « la grâce » jouent un rôle essentiel dans cette réaction et cette interréaction qui ne saurait être qu’irréversible. Ici encore impossible de revenir en arrière, impossible de ne pas tenir compte de tous les hasards que l’on croise en chemin : ainsi dans « Cocorico M. Poulet » nous avons renoncé à prévoir la suite de notre histoire puisque les pannes continuelles du véhicule-vedette modifiaient à chaque instant le scénario prévu. Mais en revanche quelle joie, quel « ciné-plaisir » pour ceux qui sont filmés ou pour celui qui filme. C’est comme si, tout d’un coup, tout était possible : marcher sur les eaux ou faire quatre ou cinq pas dans les nuages. Alors l’intervention est continuelle et nous n’avions aucune autre raison de nous arrêter que le manque de pellicule ou le fou-rire qui faisait trembler dangereusement micros et caméras... Et quand le film fut achevé et que nous découvrîmes avec Damouré, Lam et Tallou que notre rire était contagieux et que les spectateurs partageaient notre joie, nous avons été heureux comme seuls savent l’être les fous et les enfants : nous avions réussi à attraper quelques plumes du merveilleux oiseau inconnu, nous avions réussi à partager nos rêves. Il n’y a pas pour moi, d’autre manière de faire un film." (Jean Rouch)

 

Un peu plus d'infos : la_pyramide_humaine_tract.pdf

 

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Espace Saint-Michel – 7, place Saint-Michel – 75005 Paris

M° Saint-Michel

Tarifs : 3 € (adhérents Ciné7) et 4 €